ANATOMIE DU LABO 5

   Laure Fournier, une nouvelle manière de travailler, Anatomie du Labo 5, et puis il y a eu ce rêve de méduses qui attaquaient la terre, de chevaux heureux qui se racontaient des blagues, inconscients du danger qui se tramaient... Ludchat blog, Ludovic Chavarot.   
Nous commençons Laure Fournier et moi à travailler sur l'affiche d'Anatomie du Labo 5. Ce premier résultat est intéressant et augure peut-être une nouvelle manière de travailler ; J'envoie des dessins à Laure qu'elle utilse comme des calques pour jouer (ou non) avec certaines transparences. Et puis il y a ce rêve que je fais il y a quelques nuits avec ces méduses qui attaquent des chevaux qui s'entrainent sur une plage bretonne. Je me souviens d'un reportage qui relatait que des chevaux de course aimaient galoper les sabots dans l'eau... Enfin revenons à nos méduses : 

Les méduses font partie du compartiment planctonique. Elles passent toute leur vie en pleine eau. Elles sont composées de 98 % d'eau et de 2 % de matières sèches. Les mouvements des méduses sont lents ; elles sont entrainées par les courants marins. Presque toutes les méduses sont marines, seules de rares espèces vivent en eau douce, (env. 1 %). Une méduse est formée d'une calotte appelée ombrelle et d'un axe vertical (manubrium), fixé au centre de la face inférieure. Au bord de l'ombrelle sont attachés des filaments. La contraction des fibres musculaires de l'ombrelle propulse la méduse par bonds. (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9duse_%28animal%29).

J'ai envie de dessiner cette matière qui, lorsqu'on lit wikipédia semble si fragile, alors qu'en fait nous serons peut-être amenés à manger cette espèce de plancton qui pourrait être l'un des derniers êtres vivants à survivre dans nos océans :

  • Le littoral méditerranéen de l'Espagne, notamment celui de Barcelone a connu dès juin 2007 des invasions de méduses (plus de 10 000 blessés, plus ou moins graves en quelques mois). Cette invasion serait due notamment à l'élévation de la température de l'eau de 2 °C et de la régression des prédateurs des méduses (thons, tortues…).
  • Depuis août 2005, en mer du Japon, au large du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud, on assiste à une spectaculaire augmentation de la population d'une méduse géante autrefois peu commune Nemopilema nomurai, qui pèse jusqu'à 220 kg pour une taille atteignant 2 mètres. Jusqu'à 1 000 de ces méduses ont été trouvées dans un seul filet (où elles empoisonnent ou asphyxient par écrasement les poissons)5alors que certains pêcheurs dénoncent la disparition d'environ 80 % des poissons de mer, les filets craquent sous le poids des méduses, dont certaines méduses géantes (2 m de long et 200 kg environ)6 qui se sont anormalement développées dans une eau enrichie en nutriments et appauvries en prédateurs de méduses.
  • Ainsi en Irlande du Nord, mi-novembre 2007, une pisciculture a perdu plus de 100 000 saumons, attaqués par des millions de petites méduses urticantes (2 millions $ de dégâts). Nous ne sommes pas très loin du film d'horreur à petit budget qui n'a pas été réalisé à ma connaissance.
  • En 2006, la centrale nucléaire de Gravelines a déjà connu des problèmes liés à une pullulation de méduses dites « groseille de mer » (cténophore en réalité) qui ont failli provoquer l’arrêt de la centrale par colmatage des prises d'eau du système de refroidissement.
  • Ces invasions régulières de méduses peuvent - lorsqu'elles se déposent par dizaines de milliers sur les plages où elles meurent - être classées parmi les pollutions naturelles. Elles posent des problèmes pour partie comparables à ceux posés par les chenilles processionnaires (pour leur caractère urticant/allergène) ou par les criquets pèlerins pour les dégâts qu'ils causent.
Bon j'arrête là les faits divers engendrés ces derrnières années par les jellyfish (le mot anglais fait moins peur!) mais je vous invite à vous promener sur internet de lien en lien pour découvrir les formidables qualités de ces êtres transparents et pas si légers (ils peuvent atteindre 220 kilos) qui, lorsqu'ils se sentent en danger ou sur le point de mourir, libèrent dans l'eau des millions de spermatozoïdes...